Décadanse
Tiens, aujourd’hui, j’endosse le costume du vieux con… J’ai regardé d’un œil distrait à la télévision un documentaire consacré au «spring break». Qu’est-ce donc ? Pour faire court, prenez des étudiants par centaines venus des quatre coins de la planète : ils décident de se rassembler aux Etats-Unis du côté de Panama City pour picoler, se défoncer, vomir, manger une infâme fast-bouffe, se sauter les uns sur les autres en tenue légère voire sans tenue du tout, passer des nuits entières dans des boîtes parfaitement contrôlées par un homme d’affaire cynique et avisé. Pour finir leur séjour dans un état lamentable, le portefeuille vide, l'oeil hagard. On frémit en entendant un jeune français - au look école de commerce - appeler de ses vœux l’importation d’une telle manifestation dans notre pays, parce que l’on devine que ses désirs seront bientôt satisfaits. Il y a là quelque chose qui évoque une décadence de nos sociétés occidentales. Affligeant.
Je suis passé l’autre jour en coup de vent chez mon agitateur culturel ; comme à chaque fois, j’ai rapidement parcouru le rayon maigrelet des disques de John Coltrane, espérant qu’enfin peut-être son fils Ravi aurait eu la bonne idée de publier cette mythique séance studio de mai 1967, toujours inédite et qu’il semble vouloir garder pour son seul plaisir. En vain… Cette recherche me rappelle que j’ai terminé la numérisation intégrale de tous mes disques du saxophoniste et reclassé chaque enregistrement par ordre chronologique, depuis le 13 juillet 1946 où, âgé de moins de 20 ans, il jouait à Hawaï dans le Big Band de la Marine américaine jusqu’à son dernier concert enregistré, le 23 avril 1967, moins de trois mois avant sa mort : il y a là plus de quatre journées d’écoute en continu, pour un total d’environ 1000 titres, en studio ou sur scène, tous ayant trouvé leur place sur mon 

Je me suis replongé cet été dans les premières années de la musique du groupe anglais 


J’ai commencé dimanche la lecture de «Waltenberg», un premier roman écrit par Hédi Kaddour en 2005. C’est en bavardant avec mon libraire de Royan que j’avais eu envie d’acheter ce bouquin dont les premières pages, écrites dans une langue magnifique, donnent envie de le dévorer tout en vous faisant redouter que sa lecture ne s’achève trop rapidement. Heureusement, c’est un bon gros pavé, je n’en suis pas au bout !