Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

leila martial

  • Cercles vertueux

    anne paceo, circles, tony paeleman, emile parisien, leila martialPetit retour en arrière. Lorsque Circles est sorti au mois de janvier chez Laborie Jazz, il ne faisait aucun doute qu’Anne Paceo, plus que jamais, célébrait le chant qui résonne en elle depuis sa plus tendre enfance en Côte d’Ivoire. Ce qu’a d’ailleurs expliqué cette musicienne voyageuse : « Quand j’écris un nouveau morceau, la première chose qui vient c’est toujours la mélodie. J’écris beaucoup en chantant. Ma musique est souvent reliée à des expériences, des rencontres, des mouvements intérieurs, des endroits qui m’ont marquée. Je raconte des histoires, mes histoires, sans forcement mettre des mots dessus. Pour moi la musique doit avant tout parler aux sens ». Enfant de la batterie qui a appris de son mentor Dré Pallemaerts – dont je vous recommande en passant le nouveau disque appelé Coutances, où brille de mille feux une triplette magique composée de Bill Carrothers, Jozef Dumoulin et Mark Turner – à quel point il est vital d’incarner chaque note jouée, Anne Paceo a côtoyé la fine fleur du jazz, aligné une poignée de disques gorgés de lumière, avec son trio Triphase (Triphase en 2009 et Empreintes en 2010) ou son quintet Yôkaï, sans oublier une collaboration avec la chanteuse Jeanne Added qu’elle a accompagnée sur scène jusqu’à une époque récente. Et la voici qui revient, entourée d’une nouvelle équipe dont la composition ne doit absolument rien au hasard. Car pour créer une musique qui se révèle un tant soit peu ensorcelée, encore faut-il trouver les magiciens pour la servir.

    Lire la suite

  • L'année de l'éveil...

    romain cuoq,anthony jambon,emile parisien,florent nisse,nicolas charlier,leila martial,awake,jazz

    Je me dois de vous avertir : je connais bien le saxophoniste Romain Cuoq à titre personnel, pour la simple raison qu’il lui arrive de côtoyer assez régulièrement un autre adepte des anches en la personne de mon fils, avec lequel il évolue par exemple au sein du goûteux big band Bigre !, mais aussi dans un quintet à deux ténors qu’on peut écouter de temps à autre dans la périphérie lyonnaise. Aussi, quand le sieur Cuoq m’a fait parvenir un exemplaire de l’album enregistré en quintet avec le guitariste Anthony Jambon, une hésitation m’a gagné au moment de demander à Maître Chronique d’écrire un petit billet laudateur. J’avais peur qu’on m’accusât (j’emploie – à bon escient – l’imparfait du subjonctif en vertu d’un souci de préservation des espèces en voie de disparition auxquelles le pauvre appartient depuis qu’il subit les assauts de la décaféïnation massive de nos phrases chaque jour plus insipides) de partialité ou de je ne sais quelle condescendance amicale m’inclinant négligemment à mettre en valeur les qualités de leur travail, comme si de rien n’était.

    Lire la suite