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J’entendais hier matin à la radio un court reportage sur la gigantesque panne d’électricité dont la ville de Perpignan a été la victime après la violente tempête qui a sévi sur le sud de la France. Le journaliste évoquait toutes les forces en présence qui ne ménageaient pas leurs efforts pour rétablir une situation proche de la normale dans les meilleurs délais : parmi les plus actifs, l’ONF (Office National des Forêts), la SNCF, ErDF (qui est la branche distribution d’Electricité de France), France Télécom… Tiens tiens ! Le «service public», terme banni de tous les manuels des parfaits petits libéraux qui mutualisent les pertes mais jamais les profits, aurait-il encore un peu de sens pour certains en cette période troublée par la folie spéculative ? Mais où sont donc les Iliad et autres Poweo, grands pourfendeurs de ces scandaleux monopoles ? Pas au cœur de la tempête, semble-t-il, et plus soucieux du niveau de leurs marges que du confort de leurs clients (appelés autrefois des usagers)…

Commentaires

  • Tu as oublié de citer l'armée :)

  • C'est vrai, c'est vrai, j'avais oublié ! Erreur réparée.

  • Je trouve ton réquisitoire très injuste; je suis tout à fait admirative de l'action de tous ceux que tu as cités, je parle des hommes sur le terrain bien sûr.
    Mais il y a aussi sur place des gens qui agissent et aident aussi bien pour le compte d'entreprises privées qu'à titre bénévole, et ceux-là on ne leur fait pas du pub (d'ailleurs je pense qu'on a le droit de faire de la pub pour les entreprises publiques mais pas pour les privées!)
    Ensuite en ce qui concerne les «profits», pourquoi crois-tu qu'EDF a finalement abandonné un programme général de renforcement des poteaux, légitimement envisagé après la tempête de 1999, pour éviter... ce qui vient à nouveau de se passer??? Tout bêtement pour un problème d'équilibre financier.. Tous les chefs d'entreprise ont les mêmes contraintes, la différence est que les entreprises publiques peuvent encore espérer être aidées par l'Etat (ce que je ne conteste même pas d'ailleurs) alors que confrontées au même problème les privées feront faillitte.

  • Encore une fois, il me semble que tu te trompes totalement dans l'interprétation de mon propos : il n'y a de ma part aucun réquisitoire, et je n'ai absolument rien contre l'entreprise privée, bien au contraire !
    Ceux que je cite, en revanche, me paraissent être exemplaires d'une dérive d'un système économique dont on voit qu'il ne peut durablement fonctionner sans régulation. Et je m'en prends à eux parce que, justement, ils n'ont jamais cessé de déployer des efforts innombrables pour tenter de ringardiser tout ce qui s'apparente à un service public.
    D'ailleurs, d'ailleurs, j'apprenais hier matin que l'une de ces deux entreprises était à vendre, parce que son propriétaire doit vouloir engranger quelques subsides.
    Les faits sont là : une entreprise privée ne peut s'épanouir harmonieusement, me semble-t-il, que dans le cadre d'une économie s'inscrivant dans un cadre régulée et dont le squelette "service public" est suffisamment costaud.
    Mis à part quelques intégristes de l'ultra-libéralisme, cette idée générale semble petit à petit acceptée par la plupart des économistes.

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