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télévision

  • Abstinence

    Lors d'un récent long week-end parisien - trois jours off - j'ai volontairement fermé les yeux et les oreilles à toute information diffusée par un poste de radio ou de télévision. Un nécessité absolue de désintoxication après tant de semaines où, comme tout citoyen consciencieux, je me suis quotidiennement infligé la potion très amère de la ligne éditoriale des différents médias, qui confine à l'acharnement, voire la psalmodie, de toutes les brutalités de la planète Terre déposées à nos pieds. Je n'ignore rien de l'extrême brutalité de notre monde et j'ai la faiblesse de croire que je ne me comporte pas comme une autruche plongeant la tête dans le sable, mais il est des jours où, à force de violence répétée, il faut - tel un ordinateur dont on libère un peu de mémoire vive en quittant une application - apprendre à se préserver des agressions extérieures en se détachant de son environnement.

  • Timing

    J’ai entendu hier matin à la radio le témoignage d’une famille – parents et enfants – toute tourneboulée semble-t-il à l’idée de devoir réorganiser ses soirées en raison du démarrage avancé d’un quart d’heure des émissions de télévision sur le service public. Quel drame en effet… Et je me dis que malgré la crise systémique qui nous frappe, malgré la désorganisation de nos économies, nous autres occidentaux conservons de saines inquiétudes… Voilà qui me rassure.

  • Ringard

    Miracle de la zappette ! Cet objet merveilleux m’a permis de débusquer par hasard une pépite télévisée à ne manquer sous aucun prétexte. Nous sommes le soir – quel jour, quelle heure, je ne sais plus trop – dans une émission destinée à faire gagner de l’argent à des candidats qui n’ont pas l’air d’avoir inventé le beurre mou et dont le seul effort demandé est celui qui consiste à faire tourner une roue. Ah, j’oubliais : c’est une émission diffusée sur le service dit public. Voilà qui doit nous rassurer. Et là, le joyau, le trésor ultime s’invite chez vous : un présentateur dont le charisme évoque au mieux celui de l’animateur d’une tête de gondole (chemisette et cravate, vous voyez le genre ?) dans votre supermarché le plus proche, au pire celui d'un rôti de porc sous vide ayant atteint la date limite de consommation dans le même magasin. Il s’essaie à des blagues bien lourdes qui tombent toujours à plat (même les candidats en restent muets, c’est tout dire) ; il essaie de faire chanter un maigre public sur des chansons pourries des années 80 (ceci étant un pléonasme) ; comme certains de ses confrères, il tente également, d’un geste autoritaire, de couper la bande son, mais ça ne marche jamais, la musique continue ou prend fin cinq secondes plus tard… Bref, un cador des plateaux. C’est bien simple, ses producteurs en sont tellement fiers qu’ils ont décidé de faire défiler le générique de fin à une vitesse supersonique, de peur qu’on les associe à cette Bérézina télévisée. Voilà qui nous fait saliver d’avance sur les grandes heures à attendre de la future O.R.T.S. qui naîtra dans quelques jours !