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duke ellington

  • Keystoned

    Week-end de la Toussaint, un ciel de plomb coiffe la ville de Lyon. Pluie, nuages, pluie, nuages... Rien de bien réjouissant au-dessus de nos têtes, mais c'est ailleurs qu'il faut chercher le soleil. Celui de la musique par exemple. Alors direction La Clef de Voûte, ce petit caveau niché sur les pentes du quartier de la Croix-Rousse... On se presse autour des quelque soixante sièges qui attendent le public venu nombreux, on se tasse au besoin pour applaudir une bande de jeunes musiciens réunis sous l'appellation très opportune de Keystone Big Band.

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    Ceux-là vont nous proposer leur relecture souriante de Count Basie, Duke Ellington, ou de compositions originales concoctées par François Théberge qui fut le professeur de bon nombre d'entre eux. Et n'en déplaise à un éminent jazzologue hexagonal qui leur reproche un académisme préoccupant (sic) ainsi qu'un intérêt trop marqué pour la note au détriment de la musique, force est de constater que les deux sets proposés par ce big band ont sévèrement réchauffé l'atmosphère et insufflé au public une sacrée dose d'énergie bienfaisante. Sous la houlette de Frédéric Nardin (piano) et Jon Boutelier (saxophone ténor), ces jeunes artificiers n'ont pas cherché midi à quatorze heures en partageant tout simplement leur plaisir d'être là. Les thèmes s'enchaînent, chacun y va d'un chorus pétulant, les sourires circulent entre les pupitres et c'est très bien ainsi. Le Keystone Big Band allie le classicisme d'un répertoire patrimonial à la fougue de sa jeunesse : le cocktail est savoureux, inutile donc de rallier le camp des esprits chagrins...

    Allez, c'est le moment d'en reprendre une petite gorgée... A votre santé ! Vous avez même le droit d'en abuser...

    Un court extrait du concert du Keystone Big Band à la Clef de Voûte (Lyon), le lundi 1er novembre 2010. Ses dix-sept musiciens interprètent "Suburban Beauty" de Duke Ellington.

  • Dans les cheveux

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    Si j'en crois le site www.amazon.fr, Duke Ellington va s'arracher les cheveux lorsqu'il lira depuis le paradis des musiciens la fiche descriptive du dernier disque enregistré par le Big Band de l'Air, sous la direction de Stan Laferrière. Assez subtilement baptisé Duke In The Air, ce second enregistrement réalisé par le pianiste arrangeur devient un bien étrange Duke In The Hair sur le site de vente en ligne...

    Toute plaisanterie mise à part (et nonobstant le fait que vous pouvez cliquer sur l'image ci-dessus pour commander l'album), je m'autorise une incursion personnelle dans la campagne de promotion de ce disque puisque l'un des acteurs en est mon propre fils. Mad Jazz Boy y fait en effet vibrer les anches de son saxophone (soprano ou alto) et propose en particulier un petit numéro assez personnel sur « Caravan », qu'il dynamite non sans bonheur tout au long des cinq minutes d'un chorus plutôt réjouissant.

    Ce disque est également l'occasion de (re)découvrir une « Deep South Suite » passée aux oubliettes de l'histoire de la musique, mais visiblement pas perdue pour tout le monde, puisque certains de ses thèmes étaient réapparus sous un autre nom et pas nécessairement sous la signature de Duke Ellington. Stan, si tu lis ces lignes, n'hésite pas à venir nous raconter cette histoire en quelques lignes, tu seras le bienvenu !

    Enfin, Duke In The Air, enregistré en public à Bayonne, Tours et La Souterraine, est une occasion de partager une heure de musique avec une quinzaine musiciens qui s'expriment avec beaucoup de conviction et de talent sur les arrangements très toniques de leur chef d'orchestre.

    Ça fait du bien !

    podcast

    En écoute, un extrait de « Caravan » avec Pierre Desassis (ici au saxophone soprano) dans ses oeuvres... Sébastien Maire (contrebasse), Stan Laferrière (piano), Xavier Sauze (batterie) + Ludovic Louis, Nicolas Gardel, Mathieu Haage, Julien Rousseau, Philippe Slominski (trompette, bugle), David Fettmann (saxophones alto & soprano, clarinette), Olivier Bernard (saxophone ténor & soprano), Christophe Allemand (saxophone ténor), Cyril Dumeaux (saxophone baryton), Nicolas Grymponprez, Bertrand Luzignant, Cyril Dubilé, Jean Crozat (trombone).

  • Synchronicité

    Pas de panique, je ne vais pas me lancer dans une note à fort dosage jungien… C’est juste que j’aime observer des phénomènes dont l’apparition semble comme organisée, selon un calendrier mystérieux et parfois malicieux. Tenez par exemple : il y a à peine plus d’un an, 368 jours exactement, mon entourage proche complotait pour fêter mon cinquantième anniversaire et demandait à quelques amis de choisir un thème musical mais aussi d’écrire un petit texte à mon intention, histoire de fêter l'événement. Parmi ces complices figurait Henri Texier dont le choix s’était porté sur «In A Sentimental Mood», dans la version qu’en avaient donnée Duke Ellington et John Coltrane en 1962. Un an après, et très exactement au jour de mon anniversaire, arrivait dans ma boîte aux lettres (merci Hélène…) le nouveau disque d’Henri Texier, Love Songs Reflexions (que j’évoquerai ici prochainement). Un enregistrement dans lequel le contrebassiste et ses musiciens revisitent quelques standards du jazz, des «love songs», parmi lesquels figure en bonne place «In A Sentimental Mood»… A écouter cette nouvelle version, épurée et d’une sérénité émouvante, je me dis que le choix fait par Henri Texier un an plus tôt était de sa part un témoignage auquel je suis particulièrement sensible.